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Enseignement supérieur : La FESCI dénonce la suppression du tronc commun en médecine et exige son rétablissement 

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La Fédération Estudiantine et Scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI) a organisé, le jeudi 14 septembre 2023, à l’université Félix Houphouët Boigny d’Abidjan-Cocody,  une conférence de presse relative au bilan de l’année académique 2022-2023 et aux perspectives de la rentrée académique 2023-2024.

A cette occasion, le Secrétaire Général national, Allah Saint Clair alias NI Makélélé, s’est fermement opposé à la supression du tronc commun en médecine et a exigé son rétablissement. « La supression du passage obligatoire par le tronc commun pour faire des études en médecine risque, à la longue, de favoriser la prolifération anarchique de formation en médecine dans les établissements privés d’enseignement supérieur avec tout ce que cette situation pourrait impliquer », a déclaré le SGN de la FESCI, Allah Saint Clair.
A l’en croire, la supression du tronc commun par le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique est dangereuse. Car, la volonté d’augmenter le nombre pour combler le déficit actuel doit être impérativement accompagnée de l’amélioration de la qualité desdits médecins dans l’intérêt de la santé et de la vie des ivoiriens ; le concours du tronc commun, dans la situation actuelle de notre système d’enseignement supérieur, est le meilleur moyen de sélection des meilleurs en sciences de la santé, a-t-il expliqué.
Ajoutant que « le déficit en question pourrait être comblé en augmentant le nombre d’étudiants retenus à l’issue du concours par ordre de mérite jusqu’à atteindre le traditionnel quota annuel de 800 places à pourvoir dans les quatre (4) UFR(Unités de Formation et de Recherche) des sciences de la santé ».
Allah Saint Clair a également souligné que « la réduction du nombre pléthorique d’étudiants en tronc commun peut se faire en réduisant tout simplement le nombre d’étudiants orientés. Ce qui aurait un impact positif sur les heures complémentaires. Pas besoin de supprimer alors le tronc commun pour cela », a-t-il dit.
Et de proposer : « Dans un contexte de réduction rationnelle et raisonnable des étudiants orientés au tronc commun en tenant compte bien sûr du déficit de médecins, des Travaux Dirigés(TD) et Travaux Pratiques (TP) peuvent être valablement pratiqués avec l’amélioration et l’augmentation des infrastructures nécessaires. Ce qui contribuera indiscutablement à l’amélioration de la qualité de la formation », a fait savoir le premier responsable de la FESCI.
Pour rappel, la supression du tronc commun en médecine par le décret portant attributions, organisation et fonctionnement de l’université Nangui Abrogoua a été rendue publique le 10 septembre dernier par le Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Adama Diawara.
S.A.