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1er mai 2026 : la FGT-CI décline sa vision en 4 piliers fondamentaux pour « bâtir » des organisations syndicales fortes et solidaires 

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Dans le cadre de la commémoration de la fête du travail, la Fédération Générale des Travailleurs de Côte d’Ivoire (FGT-CI) a organisé le vendredi 1er mai 2026, sa traditionnelle cérémonie du 1er mai, tenue à la place CP1 de Yopougon (Abidjan). 
Objectifs : célébrer les acquis sociaux, revendiquer les meilleures conditions de travail (salaires, temps de travail…), affirmer la solidarité ouvrière et dénoncer les problèmes sociaux.
A cette occasion, le Secrétaire Général de la FGT-CI, ZEGBEUH Koudou Évariste a, dans sa déclaration, décrié le modèle du syndicalisme ivoirien, « calqué » sur celui de l’occident dont sa conception est « différente » des standards syndicaux de la Côte d’Ivoire.
Pour le Secrétaire Général de la FGT-CI, la société civile est évoquée dans nos pays mais « elle n’existe que formellement sans un véritable ancrage dans le corps social « , a-t-il dénoncé. C’est pour cette raison que des revendications des syndicats sont très souvent mal comprises et mal interprétées, a-t-il expliqué.
Pour fédérer les forces syndicales et en faire de véritables « citadelles imprenables », la FGT-CI propose quatre (04) piliers fondamentaux :
Il s’agit d’abord de la mise en place d’un parlement syndical ivoirien dont sa conception et son principe de fonctionnement ne devraient pas être loin du parlement ivoirien.
Selon M. ZEGBEUH, cette structure devra fédérer toutes les forces sociales par grands secteurs d’activités dont les représentants au parlement syndical devront défendre les intérêts avec des propositions de lois nouvelles ou de modification de celles déjà existantes.
Ensuite, il y a la mise en place d’une université syndicale, qui consistera à organiser chaque année de grands fora de formation à travers des panels avec la participation de grands formateurs dans le monde du travail.
Le troisième pilier concerne la mise en place d’un observatoire national du monde du travail, un organe de veille qui permettra de suivre les travailleurs dans leur milieu de travail avec des outils de communication bien élaborés pour dénoncer et alerter.
Le quatrième et dernier pilier est la création d’une banque des travailleurs, qui mettra en lumière l’ingéniosité des travailleurs afin qu’ils soient « maîtres de leur destin « , a indiqué le Secrétaire Général de la FGT-CI.
Notons que la FGT-CI a déjà signé un accord de mise en place d’un cadre de collaboration avec les travailleurs de la FGT-Sénégal dirigée par le Secrétaire Général MOUSSA Sissokho Gueye.
ZEGBEUH Koudou Evariste a également saisi cette occasion pour poser certaines revendications au niveau de la fonction publique et du secteur privé ivoiriens.
Il s’agit, pour la fonction publique, de la révision de la valeur de l’indice qui stagne de 233,457 depuis 1962, de la revalorisation de la pension de retraite de l’indice 1,75 à 2 ainsi que l’octroi d’une prime d’incitation aux enseignants dont les discussions sont encore en suspens.
Au niveau du secteur privé, représentant 77% des emplois formels, il a dénoncé le non respect des salaires catégoriels conventionnels, le dialogue social en entreprise très souvent mis en cause par certains employeurs, les menaces, harcèlements et licenciements abusifs, le temps de repos parfois refusé aux travailleurs dans certaines entreprises, etc.
A ceux-ci s’ajoutent la non déclaration des travailleurs à la CNPS, le non respect des conventions sur les salaires souvent bloqués depuis des décennies et la liberté syndicale encore sous l’emprise des humeurs de certains employeurs (violation de la constitution et des conventions internationales ratifiés).
Pour rappel, la FGT-CI a été portée sur les fonds baptismaux le 30 avril 2019 et inscrit au Journal Officiel  du 17 juin 2024. Quatre vingt (80) syndicats des travailleurs sont aujourd’hui affiliés à la FGT-CI.
S.A.