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RENTRÉE POLITIQUE RHDP DE SAKASSOU : ALLOCUTION DU MINISTRE Jacques ASSAHORÉ KONAN, COORDONNATEUR RÉGIONAL PRINCIPAL DE GBÊKÊ

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Excellences, Honorables Invités,
Vénérés Chefs Traditionnels et Guides Religieux,
Chers Cadres, Militants et Militantes du RHDP,
Mesdames et Messieurs les Représentants des Médias,

C’est avec un immense honneur et une responsabilité pleinement assumée que je prends la parole aujourd’hui, en ma qualité de Coordonnateur Régional Principal de Gbêkê et Parrain de cette cérémonie. Ce moment n’est pas un simple rassemblement. C’est une rentrée politique. Et une rentrée politique, c’est d’abord un acte de foi envers un idéal, un acte de confiance envers un projet, un acte d’engagement envers un parti, le nôtre, le RHDP.

Avant d’aller plus loin, permettez-moi de saluer avec déférence et reconnaissance la présence parmi nous de personnalités de premier plan, dont l’engagement constant aux côtés du Président Alassane Ouattara et de notre parti force le respect :

· Monsieur Jeannot Ahoussou Kouadio, Conseiller Spécial du Président de la République, dont la sagesse et l’expérience sont des repères pour notre région et la jeune génération ;

· Monsieur le Ministre Amadou Koné, Ministre des Transports et des Affaires Maritimes, Coordonnateur Principal RHDP de Bouaké, dont le dynamisme et la loyauté au parti sont un exemple pour nous tous ;

· Monsieur le Ministre Sidi Tiémoko Touré, Ministre des Ressources Animales et Halieutiques, Coordonnateur Principal Associé de Gbêkê, dont l’engagement à nos côtés est un motif de fierté ;

· Monsieur le Ministre Koffi Nguessan, Ministre de l’Éducation Nationale et de l’Enseignement Technique, dont l’action au service de la jeunesse et de l’école ivoirienne est une source d’inspiration.

Votre présence, à nos côtés, chers cadres et militants, est le symbole de notre unité et de notre détermination collective. Je salue également nos vénérés chefs traditionnels et guides religieux, gardiens de nos valeurs, de nos traditions et de notre cohésion sociale. Je salue enfin nos partenaires de la presse, dont le rôle dans la diffusion de notre message est essentiel.

Cette rentrée politique du Département de Sakassou intervient dans un contexte particulier. Un contexte qui nous oblige à regarder notre passé en face, à analyser notre présent avec lucidité et à préparer notre avenir avec ambition. C’est le sens de mon message aujourd’hui : un message d’orientation et de remobilisation.

Mesdames et Messieurs,

Commençons par ce qui nous unit, par ce qui nous rend fiers, par ce qui prouve que notre combat n’est pas vain, ici dans notre coordination régionale.

En 2023, pour la première fois de notre histoire politique dans le Gbêkê, notre parti a remporté les élections régionales. Pour la première fois, nous avons conquis la mairie de Bodokro. Et surtout, dans nos villages, le vote en faveur du RHDP est passé de moins de 10 % à plus de 50 % par endroits. Cela signifie une chose simple, mais fondamentale : nos parents nous font confiance. Ils croient en notre projet. Ils adhèrent à notre vision.

En 2025, cette dynamique s’est confirmée. Le parti a voté à une large majorité pour le Président Alassane Ouattara lors des élections présidentielles. Nous avons remporté pour la première fois les élections législatives à Botro. Nous avons confirmé notre implantation à Diabo. Et dans le même temps, l’enrôlement de nouveaux militants a connu un accroissement spectaculaire, atteignant plus de 100 % des objectifs dans des localités comme Diabo et Languibonou.

Ces résultats ne sont pas le fruit du hasard. Ils sont le fruit de votre travail, de votre proximité avec les populations, de votre capacité à porter notre message au-delà des écrans, au plus près de nos parents. Ils sont le fruit de votre foi en notre projet de société.

Mais ces résultats ne doivent pas nous endormir. Ils doivent nous galvaniser.

Car, en dépit de ces avancées, des efforts restent à faire. Je veux parler avec franchise et responsabilité de la commune de Diabo, et des départements de Sakassou et de Béoumi, où nous n’avons pas encore réussi à remporter les sièges de maire et de député. Pourtant, les investissements massifs du gouvernement dans les infrastructures de base – écoles, centres de santé, adduction d’eau – sont là, visibles, tangibles, mesurables. Ces réalisations devraient se traduire par une adhésion massive. Mais force est de constater que le compte n’y est pas.

Cela doit nous interpeller. Cela doit nous amener à nous interroger sur notre approche de la politique, sur nos relations avec les populations, avec les cadres, sur notre message.

Le challenge est clair : nous devons transformer l’essai. Nous devons convertir les investissements en votes, les réalisations en confiance, les intentions en bulletins. Nous devons passer d’une dynamique de progression à une dynamique de victoire totale.

Mesdames et Messieurs,

Le premier obstacle à cette transformation, c’est nous-mêmes. Je veux parler avec gravité de la division entre nous, cadres du parti. Les querelles de positionnement, les luttes de leadership, les ego surdimensionnés, les ambitions personnelles déguisées en ambitions collectives : voilà la voie royale pour perpétuer nos échecs. Chaque fois que nous nous divisons, c’est l’adversaire qui gagne. Chaque fois que nous privilégions nos intérêts personnels au détriment de l’intérêt collectif, c’est le parti qui perd. Chaque fois que nous nous déchirons publiquement, ce sont nos militants qui se découragent, ce sont nos parents qui doutent, ce sont nos adversaires qui se réjouissent.

L’unité n’est pas une option. C’est une obligation. C’est la condition sine qua non de notre victoire. Un parti uni est un parti fort. Un parti divisé est un parti mort. Nous n’avons pas le droit de sacrifier l’avenir de notre parti dans nos régions sur l’autel de nos ego.

Le deuxième obstacle, c’est notre rapport au terrain. Trop souvent, nous croyons que la politique se fait sur les réseaux sociaux. Trop souvent, nous pensons qu’un post, un like, un commentaire suffisent à convaincre. Mais la réalité est tout autre. Nos parents, ceux qui nous jugent aux élections, ceux qui votent, n’ont ni WhatsApp ni Facebook. Ils sont dans les villages, dans les quartiers, dans les champs, sur les marchés. Ils nous attendent. Ils veulent nous voir, nous écouter, nous toucher. Ils veulent des actes, pas des statuts. Ils veulent de la présence, pas des publications. Ils veulent du concret, pas du virtuel.

Être sur le terrain, c’est aller à la rencontre de nos parents, écouter leurs doléances, expliquer nos réalisations, porter notre message de paix et de développement. C’est être présent dans les cérémonies, les funérailles, les baptêmes, les mariages. C’est être là, tout simplement. C’est cela, la politique de proximité. C’est cela, la politique qui gagne.

Le troisième obstacle, c’est notre message. Nous devons parler le langage des populations. Nous devons expliquer ce que le RHDP a fait pour elles : les écoles, les centres de santé, l’eau potable, les routes. Nous devons montrer que le Président Alassane Ouattara et notre parti sont les seuls garants de la stabilité et du développement de la Côte d’Ivoire. Nous devons cesser de parler entre nous, pour nous, et commencer à parler avec les populations, pour les populations.

Mesdames et Messieurs,

Le challenge est immense, mais nous avons les atouts pour le relever. Nous avons un parti fort, un Président visionnaire, des cadres compétents, des militants dévoués. Nous avons la confiance des populations, même si elle doit être renforcée, consolidée, entretenue.

Je vous appelle donc solennellement à quatre engagements :

Premièrement, l’unité. Mettons fin aux querelles de positionnement. Travaillons ensemble, main dans la main, pour la victoire du parti. Que chacun mette de côté ses ambitions personnelles pour servir l’intérêt collectif. Que chacun comprenne que la victoire du parti est la victoire de tous, et que la défaite du parti est la défaite de tous.

Deuxièmement, la proximité. Retournons sur le terrain, à la rencontre de nos parents. Écoutons, expliquons, convainquons. Soyons présents dans les villages, dans les quartiers, dans les marchés. Soyons présents là où nos parents vivent, là où ils souffrent, là où ils espèrent.

Troisièmement, la mobilisation. Intensifions l’enrôlement de nouveaux militants. Chaque voix compte. Chaque militant compte. Chaque village compte. Chaque quartier compte. Nous devons aller chercher chaque voix, chaque adhésion, chaque soutien.

Quatrièmement, la loyauté. Restons fidèles au Président Alassane Ouattara et à notre parti, le RHDP. Ne nous laissons pas diviser par des discours de haine ou de division. Ne nous laissons pas manipuler par ceux qui veulent affaiblir notre parti. Restons unis, restons forts, restons loyaux.

Chers cadres, chers militants,

Le Gbêkê est une terre de promesses. Nous avons prouvé que nous pouvons gagner. Nous avons prouvé que nous pouvons progresser. Mais nous devons maintenant prouver que nous pouvons gagner tous ensemble, partout, dans toutes les communes, dans tous les départements.

Sakassou, Béoumi, Diabo : ces noms doivent cesser d’être des symboles de défaite pour devenir des symboles de victoire. Ces noms doivent cesser d’être des exceptions pour devenir des règles. Ces noms doivent cesser d’être des regrets pour devenir des fiertés pour nous militants du RHDP.

C’est cela mon challenge. C’est cela mon combat. C’est cela ma mission.

Mesdames et Messieurs,

Le temps des discours est terminé. Le temps de l’action commence. Le temps des divisions est terminé. Le temps de l’unité commence. Le temps de l’attente est terminé. Le temps de la conquête commence.

Je vous appelle à être des militants de terrain, des militants de proximité, des militants de conviction. Je vous appelle à être des ambassadeurs du RHDP dans vos villages, dans vos quartiers, dans vos familles. Je vous appelle à être des artisans de la victoire.

Ensemble, unis, déterminés, nous y arriverons.

Vive le RHDP !
Vive le Gbêkê !
Vive la Côte d’Ivoire !

Je vous remercie.