Amadou Mohamed Fofana, Commissaire général du SAFE : « Nous avons mobilisé 1 milliard de francs CFA pour le financement des PME locales »

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La neuvième édition du Salon africain de l’entrepreneuriat (SAFE) s’est tenue du 30 au 31 juillet 2026 au Sofitel Hôtel Ivoire d’Abidjan-Cocody, autour du thème, « Transformation numérique : accélérer l’entrepreneuriat des jeunes en Afrique ».

Pendant ces deux jours, l’événement a réuni entrepreneurs, porteurs de projets, institutions publiques, partenaires techniques et financiers et plusieurs experts autour du défi lié au développement de l’entrepreneuriat en Afrique.

A cette occasion, le Commissaire général du SAFA, Amadou Mohamed Fofana a rappelé que ce salon s’inscrit dans une démarche visant à accompagner l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs, en cohérence avec les ambitions des autorités ivoiriennes en matières d’emploi et de création d’entreprises.

A l’en croire, « le salon vient répondre à ces trois problématiques en permettant aux jeunes de bénéficier de formations gratuites. Depuis neuf ans, ce sont plus de quinze mille formations qui ont été offertes à tous les participants à ce salon. Aujourd’hui, nous avons le plaisir d’annoncer, en partenariat avec une institution financière, que nous avons mobilisé un milliard de FCFA pour le financement des PME locales », a-t-il indiqué.

Avant de se réjouir. « Nous sommes très heureux d’accompagner les participants au salon dans le développement de leurs activités en Côte d’Ivoire et en Afrique », a-t-il déclaré.

Le commissaire général a également précisé que les différentes sessions de formation sont assurées par des spécialistes et des chefs d’entreprise expérimentés qui mettent bénévolement leur expertise au service des jeunes participants.

Évoquant la pérennité des entreprises créées par les jeunes, Amadou Mohamed Fofana a indiqué que les difficultés apparaissent davantage dans la phase de consolidation que dans celle de la création. Il a relevé que plusieurs milliers d’entreprises voient le jour chaque année sous l’impulsion de jeunes de moins de 35 ans, mais qu’une forte proportion disparaît au cours de leurs premières années d’existence.

 

« Le problème n’est pas la volonté d’entreprendre, mais la capacité de bâtir une entreprise », a-t-il remarqué.

Aux dires du Commissaire général, le salon entend aider les entrepreneurs à mieux comprendre les dispositifs publics existants afin qu’ils puissent tirer profit des réformes engagées en faveur du secteur.

« C’est une mission que nous nous sommes donnée de manière à ce qu’à partir du SAFE, les participants puissent comprendre les réformes de l’écosystème, puissent mieux s’intégrer et bénéficier de tous les avantages qui sont mis à leur disposition par l’État », a-t-il poursuivi.

Représentant le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Ibrahim Kalil Konaté, le directeur de l’Innovation entrepreneuriale et de la Promotion des start-up, Tuo Nagalourou Seydou, a salué une initiative qui favorise depuis plusieurs années les échanges entre entrepreneurs, investisseurs et structures d’accompagnement. Selon lui, le choix de consacrer cette édition à la transformation numérique répond aux profondes mutations qui touchent aujourd’hui l’économie africaine.

solution numérique, mobiliser une communauté d’utilisateurs, commercialiser ses produits en ligne et développer une activité grâce à des opportunités qui étaient auparavant difficilement accessibles.

Cependant, a-t-il relevé, cette évolution ne doit pas masquer les défis importants auxquels le continent reste confronté, notamment l’accès au numérique, le développement des compétences numériques, l’accompagnement des entrepreneurs ainsi que la confiance numérique, qui constitue une condition indispensable au développement de l’économie digitale, notamment à travers la protection des données. « Face à ces enjeux, la Côte d’Ivoire s’inscrit dans une dynamique visant à faire de l’innovation et de l’entrepreneuriat numérique des moteurs d’une croissance inclusive », a indiqué l’émissaire du Ministre du Commerce.

 

De son côté, le conseiller technique Dosso Mahoula, représentant le ministre de la Transition numérique et de l’Innovation technologique, Djibril Ouattara, a indiqué que la jeunesse ne manque pas d’idées ; elle a simplement besoin d’opportunités, d’accompagnement et d’un environnement qui lui permette de transformer ses idées en entreprises et ces entreprises en champions nationaux.

« Aujourd’hui, notre pays a besoin de champions nationaux, et c’est précisément l’ambition que nous portons », a-t-il conclu.

 

S.A.