• 23 septembre 2021 21h47

 Dans cet entretien, Mme Boni Julie Yolande, Inventrice de “Caonut, l’infusion de cacao” et Promotrice de Emotiche exprime sa satisfaction après avoir reçu le prix de l’Ambassade d’Israël et la médaille d’or lors de la 3e édition du salon international annuel des Inventions ( Abidjan Innova 2021). Elle parle également des bienfaits de son produit, “Caonut l’infusion de cacao” et exhorte les ivoiriens à consommer  le cacao.

 
Quel est le sentiment qui vous anime à l’issue de la réception du Prix de l’Ambassade d’Israël et de la médaille d’or ?
 
 
C’est un sentiment de joie et c’est un honneur pour moi et pour toute la Côte d’Ivoire de recevoir ce prix parce que c’est un salon international. Avoir ce prix-là, ça veut dire que c’est un défi que je dois relever, en fait. 
Donc je suis vraiment très heureuse et prête à relever ce défi.
 
 
Qu’est-ce qui a milité en votre faveur ?
 
 
Ce sont les visiteurs qui ont aimé le produit lui-même c’est-à-dire l’infusion de cacao. 
 
 
 
A qui dédiez-vous ce prix ?
 
 
Ce prix, je le dédie à mon Dieu, à mon Seigneur Jésus parce que c’est lui qui a mis cette idée en moi.
 
 
 
Pouvez-vous nous présenter  votre produit, “l’infusion de cacao” et ses bienfaits ?
 
 
L’infusion de cacao, c’est du cacao fait à base de fèves de cacao principalement la coque de cacao. C’est ce qui a été fait sous forme d’infusion. Il y a plein de vertus du cacao. 
Le cacao c’est un anti-stress, un anti-dépresseur. Et ce qui est bien, cette nouvelle manière de consommer le cacao va avec tous les âges. Le cacao a un effet rajeunissant aussi. Donc le cacao a beaucoup de bienfaits. 
 
 
D’où est venue l’idée d’inventer ce produit ?
 
 
Je me suis principalement intéressée au cacao parce que la Côte d’Ivoire, je l’ai toujours souligné dans toutes mes interviews, est le premier pays producteur de cacao. Et quand on fait le sondage mondial, la Côte d’Ivoire n’est pas classée parmi les consommateurs. Ça veut dire que les ivoiriens n’en consomment même pas. 
Mon intérêt, c’est d’amener les ivoiriens à consommer le cacao. C’est-à-dire avec cette manière de transformer le cacao, ils n’auront pas d’excuse. 
 
 
Est-ce que les ivoiriens s’intéressent-ils, en particulier, à la consommation de votre produit ?
 
 
C’est un nouveau produit. Et c’est maintenant que je suis en train de faire la publicité, la campagne autour de Emotiche. 
Les ivoiriens, je pense qu’ils vont s’intéresser à la consommation parce qu’ils ont trouvé que c’est innovant. Le prix est à l’unanimité ( 3000 f le paquet de 20 sachets de thé). Je pense que le prix est accessible à tous. 
 
 
Pensez-vous que tout le monde peut s’en procurer ?
 
 
Bien sûr ! Je pense que le prix est abordable. C’est un prix qui sera, à la longue, à revoir parce que là c’est de façon artisanale que nous faisons la production. 
Donc plus tard, on ne va pas toujours rester sur ce prix si c’est de façon industrielle. Il y a beaucoup de choses qui vont changer. Nous pensons à tout cela.
 
 
Est-ce que c’est uniquement à l’occasion du salon “Abidjan Innova” que vous vendez votre produit ?
 
 
Je dirais ce n’est pas au salon (à mon stand) seulement. J’ai un stand aussi à proximité de Playce Marcory, à Yopougon Cosmos. C’est vrai, certains se plaignent du prix. Mais en même temps ils comprennent. Le produit est nouveau et les difficultés qu’on rencontre à produire cela, les clients comprennent. J’explique aux clients. Et ils comprennent.
 
 
 
Qu’est-ce qui peut amèner les clients à acheter votre produit ? 
 
 
D’abord, il y a la dégustation. Ça c’est le premier élément. Il y a le goût. Et tout est inscrit sur la boîte. 
 
 
Quelles sont les difficultés que vous rencontrez ? 
 
 
Comme je vous l’ai dit tantôt, c’est de façon artisanale que nous produisons jusqu’à ce jour. La difficulté c’est qu’on n’arrive pas à produire beaucoup, en quantité suffisante. Il y a aussi le problème de financement. 
 
 
Quels sont vos défis à relever ? 
 
 
Nous comptons pouvoir produire beaucoup pour satisfaire tous les clients et revoir le prix, pratiquer un prix accessible à tous. 
Et puis, au niveau de la commercialisation, diversifier les circuits de distribution et de vente. 
J’attends les subventions des particuliers, des financiers, des partenaires.
J’attends aussi l’État puisque le but c’est de rendre même le produit national et international. Je demande que l’État nous aide. 
 
 
 
Quel message pouvez-vous laisser aux Ivoiriens afin qu’ils s’intéressent davantage à la consommation de votre produit ? 
 
 
Mon combat pour la Côte d’Ivoire aujourd’hui c’est d’amener les ivoiriens à consommer ce qu’ils ont. Pas seulement ça. Je voudrais leur dire qu’il y a des bienfaits pas possibles dans le cacao qu’ils ignorent. Je leur demande de se renseigner sur les bienfaits du cacao. Le cacao c’est un trésor, une saveur. 
Donc, qu’ils s’intéressent à la consommation du cacao. Il n’y a pas que le chocolat. Il y a l’infusion de cacao que vous pouvez consommer à n’importe quel moment. Qu’ils cherchent à consommer le cacao. Ça leur fera du bien.
 
 
 
 
Réalisée par Sunday Alain